jeudi 15 juin 2017
mercredi 14 juin 2017
Éloge d'une jeunesse en résilience
"Pourquoi maudire les ténèbres, au lieu de bénir les étoiles" ? Nous sommes dans l'admiration, en observant cette jeunesse Congolaise ingénieuse et entreprenante, pourtant abandonnée à elle-même et livrée en pâture par une élite de parvenus qui aurait eu d'autres priorités que s'occuper judicieusement de cette dernière. Après l'avoir littéralement laissé pour compte, des enfants s'organisent entre eux avec les moyens de bord et ils apprennent à occuper le temps le plus utilement qu'ils peuvent, tantôt végétant autour des marchés pour gagner dignement leur pitance quotidienne, tantôt arpentant les rues des villes pour vaquer à la sous traitance de la misère que nos dirigeants bien aimés ont su léguer à la société toute entière.
Le Congo serait-il un pays marginalisé par la prétendue communauté internationale qui lui mangerait de la laine sur son dos ? A observer certains phénomènes déshumanisants, on aurait l'impression que le Congo n'aurait ratifié aucune convention internationale en matière de protection des enfants, pour la promotion féminine, etc. Tant le système D (débrouillardise) semble faire office de règle générale de survie. Comme pour faire exception à la règle, même la rue a fini par engendrer des enfants qui portent son nom: "Enfants de la rue"! Ces infortunés deviennent la vitrine d'une société défaillante et en profonde crise généralisée. Ces enfants errants nous auraient interpellé sur nos mœurs plutôt que d'en faire notre enfer en les armant de "kalach" ou de machettes afin de les noircir davantage, puisqu'un bon nombre de "bébé noir" vient de cette catégorie d'enfants honnis ! appelée "Microbes" en Côte d'Ivoire , Kuluna en RDC, avec des noms aussi repoussants qu'abjects d'une enfance stigmatisée, l'Afrique Subsaharienne est en train de dynamiter ses chances d’émergence au développement, à travers la fuite des cerveaux et l’amplification des candidats potentiels au terrorisme international...
En dépit de ce tableau funeste , des enfants non assistés par la société se prennent en mains et tentent de rappeler aux adultes encore en capacité de les comprendre, les valeurs hélas ignorées ou boycottées par les émergents modernes qui promettent monts et merveilles à tous pour la Saint Glin glin !
"Mwana fioti ka lambila mu kimenga, lumbu lamba ka lamba": Lorsqu'un enfant est à l'initiative, il mérite d'être encouragé, d'être soutenu, d'être bien accompagné, afin qu'il développe et puisse éclore en lui, ses capacités pour se mouvoir, de façon qu'il contribue à l'épanouissement de sa société.
Qu'en adviendra t-il de notre société qui, au lieu de soutenir ou d'encourager la jeunesse, la livre à la dépravation des mœurs (Cf MATALANA, BUKENTO ) et à l'autodestruction, par des modes de vie stupide et absurde qui l’entraînerait à la 'vanité de vanité et à la poursuite du vent" . Heureusement que la capacité de résilience de cette jeunesse qui est encore lucide (même si ce n'est qu'une infime minorité qui y croit encore, car "hedi mamba kiototo kondo pele" et"ceux qui portent les trésors sacrés les portent dans des vases d'argile."
Nos encouragements et nos félicitations à tous ces jeunes qui font la véritable résistance aux antivaleurs et persévèrent à demeurer eux-même , en dépit du dénuement (Nsatu na mpene) qui leur est imposé. Courage et confiance, il y aura un reste et nous avons tous l'impérieux devoir de ne pas être spectateurs du naufrage de cette jeunesse qui coule à nos yeux!
THAUKO.COM
Le Congo serait-il un pays marginalisé par la prétendue communauté internationale qui lui mangerait de la laine sur son dos ? A observer certains phénomènes déshumanisants, on aurait l'impression que le Congo n'aurait ratifié aucune convention internationale en matière de protection des enfants, pour la promotion féminine, etc. Tant le système D (débrouillardise) semble faire office de règle générale de survie. Comme pour faire exception à la règle, même la rue a fini par engendrer des enfants qui portent son nom: "Enfants de la rue"! Ces infortunés deviennent la vitrine d'une société défaillante et en profonde crise généralisée. Ces enfants errants nous auraient interpellé sur nos mœurs plutôt que d'en faire notre enfer en les armant de "kalach" ou de machettes afin de les noircir davantage, puisqu'un bon nombre de "bébé noir" vient de cette catégorie d'enfants honnis ! appelée "Microbes" en Côte d'Ivoire , Kuluna en RDC, avec des noms aussi repoussants qu'abjects d'une enfance stigmatisée, l'Afrique Subsaharienne est en train de dynamiter ses chances d’émergence au développement, à travers la fuite des cerveaux et l’amplification des candidats potentiels au terrorisme international...
En dépit de ce tableau funeste , des enfants non assistés par la société se prennent en mains et tentent de rappeler aux adultes encore en capacité de les comprendre, les valeurs hélas ignorées ou boycottées par les émergents modernes qui promettent monts et merveilles à tous pour la Saint Glin glin !
"Mwana fioti ka lambila mu kimenga, lumbu lamba ka lamba": Lorsqu'un enfant est à l'initiative, il mérite d'être encouragé, d'être soutenu, d'être bien accompagné, afin qu'il développe et puisse éclore en lui, ses capacités pour se mouvoir, de façon qu'il contribue à l'épanouissement de sa société.
Qu'en adviendra t-il de notre société qui, au lieu de soutenir ou d'encourager la jeunesse, la livre à la dépravation des mœurs (Cf MATALANA, BUKENTO ) et à l'autodestruction, par des modes de vie stupide et absurde qui l’entraînerait à la 'vanité de vanité et à la poursuite du vent" . Heureusement que la capacité de résilience de cette jeunesse qui est encore lucide (même si ce n'est qu'une infime minorité qui y croit encore, car "hedi mamba kiototo kondo pele" et"ceux qui portent les trésors sacrés les portent dans des vases d'argile."
Nos encouragements et nos félicitations à tous ces jeunes qui font la véritable résistance aux antivaleurs et persévèrent à demeurer eux-même , en dépit du dénuement (Nsatu na mpene) qui leur est imposé. Courage et confiance, il y aura un reste et nous avons tous l'impérieux devoir de ne pas être spectateurs du naufrage de cette jeunesse qui coule à nos yeux!
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lundi 12 juin 2017
Nos aînés méritent respect et considération
"Ntu buzitu, Mpu buzitu"
Les anciens étaient quasiment vénéré dans nos sociétés traditionnelles africaines, parce qu'ils faisaient en quelque sorte la jonction entre les Nkaaka (les ancêtres) et les plus jeunes. Ils étaient la mémoire vivante du clan et de la société. Ils étaient maîtres et initiateurs des cadets qui devaient prendre exemple sur eux. Ils pourvoyaient aux besoins des cadets et de toute la famille, le cas échéant, auprès de leurs pères. Ils savaient prévoir pour le lendemain, car "wa dia pari, mayela nkokela" (il fallait prévoir la veille au soir ce qui devait se mettre sous la dent le lendemain matin). Le monde changeant, nos aînés se sont vu certainement contraint de suivre les mutations qui s'opéraient dans la société, les villages disparaissant avec leur patrimoine immatériel. Devenus tous des citadins par la force des choses, les repères de notre civilisation traditionnelle ont lâchés du lest pour se conformer au dictât de la société de consommation qui impose certains impératifs.
Ballottés entre l’hypothétique tradition et l'imposante modernité, beaucoup de nos aînés plus en vue (les fameuses élites) y ont perdu pied. Vacillant désormais entre les retombées de mai 1968 qui prônait la liberté des mœurs (interdit d’interdire) et l'antique tradition qui fit des interdits (biina) le leitmotiv de son socle (kikulu). Partagés entre deux mondes qui s'opposaient et dont l'affrontement idéologique était prévisible, nos makalaka (intellectuels) sortis du soleil des indépendances ont eu peut-être maille à partir dans ce choc de civilisations qui les opposait désormais entre d'où ils venaient - où ils devaient partir et qui étaient-ils devenu ? Des pionniers d'un ère nouveau qui devaient concilier le monde "ancien" et le nouveau monde qu'ils étaient sensé incarner dans l'épineuse problématique du conflit des générations ! L'équilibre n'était pas facile sans doute, avec le mirage du mode de vie occidental qui offrait plus de facilités et d'aisance. Était-ce pour autant la voie royale de l'épanouissement du muntu ? La vie à l'occidentale a ses postulats qui ne sont pas toujours conciliables et compatibles à notre mode de vie Bantu. Ainsi vint l'enlisement des mœurs, la corruption de nos coutumes et l'importation d'une culture qu'ils n'ont pas toujours su conjuguer aux principes adéquats de la culture autochtone ("kooko maaji, kooko mungua").
Mukulu ntu (l'aîné, l'ancien, la tête bien faite) fut celui qui affronta l’hostilité de la nature en premier, autrement dit: " wo toko diata kinienia". A ce sujet, je vous recommande la lecture des pages 195-210 de KINTUADI-Mayela. Le nkulu ntu, yaaya (l'aîné) est donc expérimenté et fin connaisseur. A ce titre, les cadets lui doivent respect et considération (buzitu na tumamana). Un aîné qui ne se ferait pas respecter par ses cadets perdrait non seulement de sa notoriété, mais il deviendrait aussi l'objet de moqueries de tout le village. Ainsi , un édifiant proverbe nous enseigne à ce sujet: " Ntu buzitu-Mpu buzitu": Ntu et Mpu symbolisent la tête, la couronne, l'excellence, jamais la médiocrité, l'ignorance... l'aîné était quasiment cet "infaillible" de la société traditionnelle, dégourdi, débrouillard, conquérant. La tête ne mériterait respect et honneur que dans la mesure où elle honorerait la couronne qu'elle porte; en d'autre terme: le respect est réciproque !
Avec les déviances constatées dans nos sociétés contemporaines et congolaises en particulier: " Le sel, s'il venait à perdre sa saveur, avec quoi la lui rendra t-on ? (Mt 5, 13). Nos aînés ont droit à la compréhension et à la compassion de leurs cadets, dans la mesure où ceux-ci feraient amende honorable de donner à leurs cadets le gage d'un avenir assuré et apaisé, en leur léguant une société où règne la justice sociale, un Etat de droit qui garantisse des possibilités à chacun selon ses mérites de s'épanouir en humanité, par une vie digne (1 travail, 1 toit; 1 famille). Autrement, ne soyons pas surpris de cette tornade d'irrévérences qui s'abat sur les anciens, des manques de respect et de considération qui pleuvent abondamment sur les réseaux sociaux. Sans vouloir justifier des attitudes, des paroles aussi malveillantes et blessant la décence: le mal étant fait, ce n'est pas à celui qui regarde qu'il faudrait infliger un châtiment, mais à celui qui se dénude à la place publique "Wo tama bandamana yandi ka mone nsoni, ngana wo weti tala ni yandi neti mambu" ?
Cohérence - Justice - Exemplarité !
THAUKO.COM
Les anciens étaient quasiment vénéré dans nos sociétés traditionnelles africaines, parce qu'ils faisaient en quelque sorte la jonction entre les Nkaaka (les ancêtres) et les plus jeunes. Ils étaient la mémoire vivante du clan et de la société. Ils étaient maîtres et initiateurs des cadets qui devaient prendre exemple sur eux. Ils pourvoyaient aux besoins des cadets et de toute la famille, le cas échéant, auprès de leurs pères. Ils savaient prévoir pour le lendemain, car "wa dia pari, mayela nkokela" (il fallait prévoir la veille au soir ce qui devait se mettre sous la dent le lendemain matin). Le monde changeant, nos aînés se sont vu certainement contraint de suivre les mutations qui s'opéraient dans la société, les villages disparaissant avec leur patrimoine immatériel. Devenus tous des citadins par la force des choses, les repères de notre civilisation traditionnelle ont lâchés du lest pour se conformer au dictât de la société de consommation qui impose certains impératifs.
Ballottés entre l’hypothétique tradition et l'imposante modernité, beaucoup de nos aînés plus en vue (les fameuses élites) y ont perdu pied. Vacillant désormais entre les retombées de mai 1968 qui prônait la liberté des mœurs (interdit d’interdire) et l'antique tradition qui fit des interdits (biina) le leitmotiv de son socle (kikulu). Partagés entre deux mondes qui s'opposaient et dont l'affrontement idéologique était prévisible, nos makalaka (intellectuels) sortis du soleil des indépendances ont eu peut-être maille à partir dans ce choc de civilisations qui les opposait désormais entre d'où ils venaient - où ils devaient partir et qui étaient-ils devenu ? Des pionniers d'un ère nouveau qui devaient concilier le monde "ancien" et le nouveau monde qu'ils étaient sensé incarner dans l'épineuse problématique du conflit des générations ! L'équilibre n'était pas facile sans doute, avec le mirage du mode de vie occidental qui offrait plus de facilités et d'aisance. Était-ce pour autant la voie royale de l'épanouissement du muntu ? La vie à l'occidentale a ses postulats qui ne sont pas toujours conciliables et compatibles à notre mode de vie Bantu. Ainsi vint l'enlisement des mœurs, la corruption de nos coutumes et l'importation d'une culture qu'ils n'ont pas toujours su conjuguer aux principes adéquats de la culture autochtone ("kooko maaji, kooko mungua").
Mukulu ntu (l'aîné, l'ancien, la tête bien faite) fut celui qui affronta l’hostilité de la nature en premier, autrement dit: " wo toko diata kinienia". A ce sujet, je vous recommande la lecture des pages 195-210 de KINTUADI-Mayela. Le nkulu ntu, yaaya (l'aîné) est donc expérimenté et fin connaisseur. A ce titre, les cadets lui doivent respect et considération (buzitu na tumamana). Un aîné qui ne se ferait pas respecter par ses cadets perdrait non seulement de sa notoriété, mais il deviendrait aussi l'objet de moqueries de tout le village. Ainsi , un édifiant proverbe nous enseigne à ce sujet: " Ntu buzitu-Mpu buzitu": Ntu et Mpu symbolisent la tête, la couronne, l'excellence, jamais la médiocrité, l'ignorance... l'aîné était quasiment cet "infaillible" de la société traditionnelle, dégourdi, débrouillard, conquérant. La tête ne mériterait respect et honneur que dans la mesure où elle honorerait la couronne qu'elle porte; en d'autre terme: le respect est réciproque !
Avec les déviances constatées dans nos sociétés contemporaines et congolaises en particulier: " Le sel, s'il venait à perdre sa saveur, avec quoi la lui rendra t-on ? (Mt 5, 13). Nos aînés ont droit à la compréhension et à la compassion de leurs cadets, dans la mesure où ceux-ci feraient amende honorable de donner à leurs cadets le gage d'un avenir assuré et apaisé, en leur léguant une société où règne la justice sociale, un Etat de droit qui garantisse des possibilités à chacun selon ses mérites de s'épanouir en humanité, par une vie digne (1 travail, 1 toit; 1 famille). Autrement, ne soyons pas surpris de cette tornade d'irrévérences qui s'abat sur les anciens, des manques de respect et de considération qui pleuvent abondamment sur les réseaux sociaux. Sans vouloir justifier des attitudes, des paroles aussi malveillantes et blessant la décence: le mal étant fait, ce n'est pas à celui qui regarde qu'il faudrait infliger un châtiment, mais à celui qui se dénude à la place publique "Wo tama bandamana yandi ka mone nsoni, ngana wo weti tala ni yandi neti mambu" ?
Cohérence - Justice - Exemplarité !
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dimanche 11 juin 2017
La déliquescence d'une élite délitée !
Si j'appartenais à cette génération qui ovationna le général de Gaulle à Poto-Poto ou à celle qui jeta les pierres sur monsieur l'abbé Fulbert Youlou , le contraignant à démissionner, j'aurai eu le remord de ne plus participer à trahir la Nation, en contribuant à hypothéquer l'avenir de la jeunesse. J'aurai la mort dans l'âme de voir végéter cette jeunesse sans perspective, je me retirerai de la vie politique pour laisser émerger une jeunesse compétente à même de faire face aux enjeux du nouveau millénaire. Comment diable, peut-on prendre du plaisir de voir errer ces petits pionniers qu'accouchèrent la nationalisation des écoles en Septembre 1965 ou l'embrigadement de la jeunesse autour du 8 février 1969, ayant eu pour devise:"Production-Discipline-Fusil"! Si la devise du pionnier fut:"Servir", aujourd'hui, nous autres qui la proclamions quotidiennement pouvons nous interroger: était-ce pour servir qui ou quoi ?
Nous héritons de l'infortune que nos aînés ont su savamment orchestrer pour nous asservir, tandis qu’ils envoyaient leurs enfants étudier à l'étranger, non sur la base du mérite comme cela fut le cas jusqu'à la présidence du commandant Marien Ngouabi , mais sur la base des"tuyaux", des pistons et du favoritisme des filles et des fils de... ainsi commença la descente aux enfers des familles congolaises lambda. L'incompétence supplanta l'excellence et la corruption fit son nid dans l'administration publique.Depuis ce temps, les diplômés sans emploi devinrent un phénomène récurrent. Un malheur ne venant jamais tout seul, l'euphorie de la conférence nationale de 1991 se transforma en boulet gigantesque. Trop de frustrés, que des blessés des dures batailles de la survie quotidienne (soins médicaux précaires, scolarisation défaillante, irrégularité des salaires, marché de l'emploi ethnicisé, etc.), chômage innommable et indénombrable devenu légion, seul le recours aux milices privées vint absorber la lueur d'espoir de quelques uns, des héros guerriers portés en triomphe, hélas désormais compromis!
Toujours les mêmes qui, depuis l'aube de soit disant "Révolution des trois glorieuses", plutôt douloureuses; le jeu de la chaise musicale des élites congolaises égoïstes, hédonistes, insouciants et frivoles qui, lorsqu'ils ne se retrouvent pas en exil , continuent à procurer de la jouissance au traîtres de la Patrie qui changent de camps selon que le vent soit septentrional ou méridional, mais ils trouvent toujours quelques naïfs et crédules parmi ceux de ma génération qui vont, hélas, eux aussi goûter "au lait et au miel", apprenant à enfiler les godasses de leurs aînés inoxydables et impénitents politiciens , qui apparemment ne sauraient se recycler en rien du tout autre que la politique et les armes, en dépit de la fortune colossale qu'ils ont amassé et placé en lieux sûrs.
Je réfute la fatalité. Ma génération n'est pas victime, elle est partiellement coupable et responsable, c'est à ce titre qu'elle pourrait bénéficier de circonstances atténuantes, mais elle doit réagir en urgence, car "les carottes sont bien cuites" !
En observant la frilosité et l'oisiveté de cette jeunesse , on la croirait se plaire dans cette posture d'inconfort et d'assistanat ou heureuse d'exécuter des basses besognes pour sa survie sans lendemain viable.
Nous devons nous ressaisir et nous affirmer, la révolution du numérique nous en donne des moyens. Nos aînés qui auraient mérité respect et retraite paisible auraient-ils encore un peu de bon sens du bien commun et de l'essentiel à préserver qui est la NATION ?
Serions-nous juste une génération de faire valoir qui se poserait tout le temps en victime, alors que ses accointances avec les inoxydables la rendrait coupable des mêmes méfaits ?
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Nous héritons de l'infortune que nos aînés ont su savamment orchestrer pour nous asservir, tandis qu’ils envoyaient leurs enfants étudier à l'étranger, non sur la base du mérite comme cela fut le cas jusqu'à la présidence du commandant Marien Ngouabi , mais sur la base des"tuyaux", des pistons et du favoritisme des filles et des fils de... ainsi commença la descente aux enfers des familles congolaises lambda. L'incompétence supplanta l'excellence et la corruption fit son nid dans l'administration publique.Depuis ce temps, les diplômés sans emploi devinrent un phénomène récurrent. Un malheur ne venant jamais tout seul, l'euphorie de la conférence nationale de 1991 se transforma en boulet gigantesque. Trop de frustrés, que des blessés des dures batailles de la survie quotidienne (soins médicaux précaires, scolarisation défaillante, irrégularité des salaires, marché de l'emploi ethnicisé, etc.), chômage innommable et indénombrable devenu légion, seul le recours aux milices privées vint absorber la lueur d'espoir de quelques uns, des héros guerriers portés en triomphe, hélas désormais compromis!
Toujours les mêmes qui, depuis l'aube de soit disant "Révolution des trois glorieuses", plutôt douloureuses; le jeu de la chaise musicale des élites congolaises égoïstes, hédonistes, insouciants et frivoles qui, lorsqu'ils ne se retrouvent pas en exil , continuent à procurer de la jouissance au traîtres de la Patrie qui changent de camps selon que le vent soit septentrional ou méridional, mais ils trouvent toujours quelques naïfs et crédules parmi ceux de ma génération qui vont, hélas, eux aussi goûter "au lait et au miel", apprenant à enfiler les godasses de leurs aînés inoxydables et impénitents politiciens , qui apparemment ne sauraient se recycler en rien du tout autre que la politique et les armes, en dépit de la fortune colossale qu'ils ont amassé et placé en lieux sûrs.
Je réfute la fatalité. Ma génération n'est pas victime, elle est partiellement coupable et responsable, c'est à ce titre qu'elle pourrait bénéficier de circonstances atténuantes, mais elle doit réagir en urgence, car "les carottes sont bien cuites" !
En observant la frilosité et l'oisiveté de cette jeunesse , on la croirait se plaire dans cette posture d'inconfort et d'assistanat ou heureuse d'exécuter des basses besognes pour sa survie sans lendemain viable.
Nous devons nous ressaisir et nous affirmer, la révolution du numérique nous en donne des moyens. Nos aînés qui auraient mérité respect et retraite paisible auraient-ils encore un peu de bon sens du bien commun et de l'essentiel à préserver qui est la NATION ?
Serions-nous juste une génération de faire valoir qui se poserait tout le temps en victime, alors que ses accointances avec les inoxydables la rendrait coupable des mêmes méfaits ?
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samedi 10 juin 2017
Une élite champagnerisée et camemberisée au vin rouge
La honte sur une élite aux abois
Nos us et coutumes consacraient une part royale aux aînés, car ils étaient sensés incarner la sagesse et perpétuer les bonnes mœurs. Hélas, la génération des lettrés qui a pu se faire une place au soleil grâce aux fonds publics des congolais, se réclamant intellectuelle et hautement diplômée a cloué au pilori la génération post-indépendance des années soixante qui découvrait impitoyablement les Nzenga comme mode de survie, dans les années quatre vingt. Celui-ci fut érigé en système de paupérisation pour asservir les gens de la plèbe. Un système qui bafoue la dignité humaine auquel malheureusement le commun des mortels semble prendre du plaisir !
La résignation faisant désormais partie de la culture ambiante, plus personne n'ose se désolidariser de ce système d'émiettement et de dislocation. Les conséquences qui ravagent la région du Pool (entre autre) en sont la parfaite illustration.
En ce jour de commémoration de la réconciliation nationale du 10 juin 1991 au Congo, où le lavement des mains symbolisait "le plus jamais ça" de l'arbitraire, de la haine ethnique et de la dictature du marxisme léninisme; force est de constater que nos aînés, les mêmes encore et toujours les mêmes perdurent à sacrifier des générations post-indépendance, après qu'ils aient bénéficié des bourses d'études de l'Etat Congolais qui leur ont permis de se bâtir une carrière professionnelle et de jouir de la vie. Méchanceté et égoïsme les caractérisent, ces coupables de l'errance et du désœuvrement de la jeunesse congolaise. Ils ont tué la mère Nation, sacrifiant l'Etat qui n'a plus de nom que Kingandi ou Foulani... les catastrophistes et les pertinents analystes des réseaux sociaux ont déjà tout dit ou presque de cette conjoncture délétère (Nous n'allons pas en rajouter une couche).
Le sens du devoir nous interpelle et nous attend, plutôt à la conscientisation, à la responsabilisation et à nous impliquer concrètement à la renaissance d'une Nation abîmée par des nzenga de toute sorte. Que la jeunesse congolaise se démarque et se désolidarise de certains de ces aînés qui font partie de cette élite champagnerisée et camembérisée au vin rouge, déracinée et complexée qui fait voler le pays en menu morceau. Une génération réputée impudique, corruptrice en série qui, pour se faire pardonner devait plutôt reconnaître ses erreurs et se retirer en laissant la jeunesse aguerrie et en phase avec les défis contemporains à relever, eux qui n'ont su ni pu sauver l'essentiel et sauvegarder la concorde nationale. Parler d'honnêteté avec ceux serait trop morale !
Il y a des aînés dont il faut se méfier et ne plus suivre du tout. Ce sont des manipulateurs et des saboteurs de votre avenir. Jeunesse Congolaise, zibula meso, zakala- banza- yindula- bakula !
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Nos us et coutumes consacraient une part royale aux aînés, car ils étaient sensés incarner la sagesse et perpétuer les bonnes mœurs. Hélas, la génération des lettrés qui a pu se faire une place au soleil grâce aux fonds publics des congolais, se réclamant intellectuelle et hautement diplômée a cloué au pilori la génération post-indépendance des années soixante qui découvrait impitoyablement les Nzenga comme mode de survie, dans les années quatre vingt. Celui-ci fut érigé en système de paupérisation pour asservir les gens de la plèbe. Un système qui bafoue la dignité humaine auquel malheureusement le commun des mortels semble prendre du plaisir !
La résignation faisant désormais partie de la culture ambiante, plus personne n'ose se désolidariser de ce système d'émiettement et de dislocation. Les conséquences qui ravagent la région du Pool (entre autre) en sont la parfaite illustration.
En ce jour de commémoration de la réconciliation nationale du 10 juin 1991 au Congo, où le lavement des mains symbolisait "le plus jamais ça" de l'arbitraire, de la haine ethnique et de la dictature du marxisme léninisme; force est de constater que nos aînés, les mêmes encore et toujours les mêmes perdurent à sacrifier des générations post-indépendance, après qu'ils aient bénéficié des bourses d'études de l'Etat Congolais qui leur ont permis de se bâtir une carrière professionnelle et de jouir de la vie. Méchanceté et égoïsme les caractérisent, ces coupables de l'errance et du désœuvrement de la jeunesse congolaise. Ils ont tué la mère Nation, sacrifiant l'Etat qui n'a plus de nom que Kingandi ou Foulani... les catastrophistes et les pertinents analystes des réseaux sociaux ont déjà tout dit ou presque de cette conjoncture délétère (Nous n'allons pas en rajouter une couche).
Le sens du devoir nous interpelle et nous attend, plutôt à la conscientisation, à la responsabilisation et à nous impliquer concrètement à la renaissance d'une Nation abîmée par des nzenga de toute sorte. Que la jeunesse congolaise se démarque et se désolidarise de certains de ces aînés qui font partie de cette élite champagnerisée et camembérisée au vin rouge, déracinée et complexée qui fait voler le pays en menu morceau. Une génération réputée impudique, corruptrice en série qui, pour se faire pardonner devait plutôt reconnaître ses erreurs et se retirer en laissant la jeunesse aguerrie et en phase avec les défis contemporains à relever, eux qui n'ont su ni pu sauver l'essentiel et sauvegarder la concorde nationale. Parler d'honnêteté avec ceux serait trop morale !
Il y a des aînés dont il faut se méfier et ne plus suivre du tout. Ce sont des manipulateurs et des saboteurs de votre avenir. Jeunesse Congolaise, zibula meso, zakala- banza- yindula- bakula !
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